L’Europe durcit le ton : la chasse aux phoques vient de redémarrer au Canada, L’UE envisage de durcir le commerce des produits dérivés du phoque. Pour les Vingt-Sept, la chasse, qui vient de rouvrir au Canada, est incompatible avec le respect des animaux.
Alors que le Canada annonce l’ouverture officielle de la chasse aux phoques et fixe le quota à 338 000, l’UE envisage de mieux contrôler le commerce des produits dérivés du phoque. Le Parlement européen devrait voter en avril le projet adopté par la Commission européenne en juillet dernier. Cette proposition de règlement interdit, dans, vers et à partir de l’Union européenne, le commerce de produits dérivés de phoques qui auraient été « mis à mort et écorchés dans des conditions de souffrance et de détresse ». Ce type de commerce ne pourrait être autorisé « que lorsqu’il est prouvé que les techniques de chasse utilisées respectent des normes élevées de bien-être animal et que les animaux n’ont pas souffert inutilement ».
Le Canada, le Groënland et la Namibie sont responsables d’environ 60% des 900 000 phoques chassés chaque année. Les autres pays concernés sont l’Islande, la Norvège, la Russie et les États-Unis, et, au sein de l’Union européenne, la Suède, la Finlande, et le Royaume-Uni. Les mammifères marins sont surtout recherchés pour leur peau, leur graisse et leur viande.
29% des primates sont en danger d’extinction : telle est le constat alarmant que dresse un récent rapport de l’ONG UICN. L’étude, menée par 60 experts provenant de 21 pays, montre que ce déclin, notamment dû au braconnage, pourrait encore s’empirer à cause du réchauffement climatique.
Source : le journal du développement durable
L’association américaine de protection de la nature « Humane Society International » tire la sonnette d’alarme. Selon elle, 200 bébés phoques gris viennent d’être tués pour leur peau, sur Hay Island, au large de Cape Breton (Canada). L’île fait partie de la Scaterie Island Wildlife Area, zone naturelle protégée où la chasse aux phoques est autorisée mais contrôlée. L’association s’indigne de ce « nouveau massacre organisée ». Elle réclame l’attention de l’UE pour demander l’interdiction totale de ce type de commerce.
Source : le journal du développement durable
L’âne est un débroussailleur né. Une association de l’Esterel (Var) a eu l’idée de mettre les qualités de cet animal au service de la forêt méditerranéenne menacée chaque été par les grands incendies. Anesterel loue un couple d’ânes pour 390 euros par mois, un temps suffisant pour faire du bon travail.
Source : le journal du développement durable
Écharpes, gants, pièces de pulls et autres gilets : la fourrure de possum est devenue à la mode en Nouvelle-Zélande où des marques de vêtements se sont emparées du marché. Le petit marsupial venu d’Australie a été introduit sur l’île au XXe siècle où il a proliféré, devenant vite un fléau. Considéré comme une menace pour l’équilibre écologique et pour de nombreuses espèces endémiques, il fait l’objet de campagnes de chasse régulières et les autorités ont donné le feu vert au commerce de sa fourrure.
Source : le journal du développement durable
Des chercheurs américains ont mis en évidence la contribution des vers de terre à la séquestration du CO2 dans les forêts. Ces derniers, en se nourrissant de déchets végétaux, évitent le dégagement de CO2 par leur décomposition.
Source : le journal du développement durable
Australie : Des crapauds menacent les crocodiles
Introduit en Australie par l’homme dans la première moitié du Xxe siècle, le crapaud buffle, continue à semer la mort auprès de certaines espèces endémiques australiennes. Après les rapaces et serpents, ce sont les crocodiles d’eau douce qui sont décimés par l’amphibien originaire d’Amérique du Sud, dont le poison est très toxique. La population de crocodiles, qui fait partie des espèces protégées, est maintenant en danger, les crapauds proliférant dangereusement dans le nord du pays.
Source : le journal du développement durable
La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage déclarera l’année 2009 « Année du Gorille » lors de la neuvième Conférence des Parties à Rome, le 1er décembre. Objectif : protéger ces primates qui sont, selon la liste rouge de l’Union mondiale pour la nature, en danger d’extinction. Au programme, le financement et la formation des gardes forestiers, l’aide en faveur de la recherche scientifique ou encore le développement de sources de revenus autres que celles liées au déboisement.
Les abeilles peuvent avoir le bourdon. Le ministre de l'agriculture Michel Barnier vient en effet de renouveler l'homologation de l'insecticide Cruiser jusqu'en mai 2009 et en plus elles sont menacées par un nouvel ennemi, le frelon asiatique.
Le renouvellement de cet insecticide inquiéte énormément l'Union nationale de l'apiculture française qui va déposer un recours en Conseil d'Etat. Les apiculteurs demandent aussi à Michel Barnier de revenir sur sa décision de renouveler pour 2009 l'autorisation de cet insecticide neurotoxique systémique, utilisé en traitement de semences et qu'ils estiment dangereux pour les abeilles.
Il faut prendre l'exemple sur l'Allemagne. Cet insecticide a été retiré du maïs en mai 2008, suite aux "mortalités catastrophiques" d'abeilles au printemps 2008. L'Italie et la Slovénie ont également retiré leur autorisation au Cruiser. De fortes mortalités hivernales ont fait diminuer le nombre de colonies d'abeilles avec des pertes toujours plus élevées dans les régions de grandes cultures qu'en montagne.
Les abeilles sont également menacées par le frelon asiatique, qui a pris ses quartiers dans le sud-ouest de la France en 2005, et qui fait partie des espèces...envahissante. Son développement s'est accéléré en Aquitaine à partir de 2007. L'Union nationale de l'apiculture française nous prévient du danger : "Le frelon asiatique remonte d'une centaine de kilomètres par an et d'ici deux ans, il sera à Paris".
Le frelon asiatique guette l'abeille en s'installant devant la ruche, l'attrape entre ses pattes et la décortique pour en faire des boulettes afin de nourrir les larves de son nid. "A partir de 5 à 6 frelons devant une ruche, ça devient catastrophique pour les abeilles. Il y a un manque de réactivité des pouvoirs publics face à ce fléau : on ne sait toujours pas quel est le ministère qui gère ce problème.
Selon certains spécialistes, le frelon asiatique devrait être classé comme "nuisible". En plus, ce frelon envahit aussi les marchés et sa piqûre est particulièrement douloureuse.
Source : Ushuïa.fr
Réintroduire sur l’île Rodrigues, à 560 km à l’est de Maurice (Océan Indien), les tortues terrestres qui avaient été exterminées au XIXe siècle : c’est le pari d’Owen Griffith, Mauricien d’origine australienne. Il a d’abord créé, il y a 23 ans, La Vanille Réserve des Mascareignes, au sud de l’île Maurice, où il élève des tortues d’Aldabra, espèce géante pouvant dépasser les 270 kg. Plus de 600 y ont vu le jour depuis 5 ans et la réintroduction a débuté, il y a quelques mois, dans un site naturel dédié de 18 ha. Objectif : y voir 1 000 tortues d’ici à 10 ans.
source : journal du développement durable
Les visiteurs du zoo Higashiyama, au Japon, ont tous une drôle de surprise en approchant l’enclos des ours polaires. Car la fourrure habituellement blanche des mammifères s’est teintée de vert. Désignée coupable de cette étrange transformation : la chaleur. Les températures élevées des mois de juillet et août et un renouvellement moins fréquent de l’eau a provoqué une prolifération d’algues dans le bassin des ours. Ayant pénétré profondément leur toison, seul le temps et le refroidissement pourra en venir à bout, sûrement pour le mois de novembre.
Source : le journal du développement durable
Selon un rapport de la FAO, les stocks de concombres de mer, important aliment de base en Asie, sont soumis à une intense pression des pêcheurs et les espèces commerciales les plus appréciées sont aujourd’hui quasi épuisées. Des pays comme l’Indonésie et les Philippines les exportent chaque année en quantité vers la Chine et autres marchés asiatiques. L’organisation des Nations Unies préconise des plans de gestion adaptés aux spécificités locales : quotas de prises, tailles minimales de capture, fermeture de la pêche durant la reproduction et meilleur suivi de l’état des stocks.
Source : le journal du développement durable
C’est aujourd’hui le 30e anniversaire de la directive européenne sur les oiseaux, un texte dont l’objectif était « d’enrayer la régression de la biodiversité ». Depuis, l’Europe a créé 5000 zones de protection spéciale (ZPS). Ces dernières couvrent aujourd’hui 10% du territoire de l’Union et sont intégrées dans les secteurs classés Natura 2000. Selon la commission qui cite une étude publiée par la revue Science, la directive a permis de sauvegarder plusieurs espèces en danger. « Il s’agit notamment de la spatule blanche, du pygargue à queue blanche et de l’aigle impérial ibérique ». « Les oiseaux sont des indicateurs essentiels de l’état de l’environnement », a expliqué Stavros Dimas, commissaire chargé de l’environnement. Mais, « il reste encore d’importants défis à relever afin d’assurer la vitalité à long terme des populations d’oiseaux » a-t-il ajouté. Cependant, reconnaît la commission, la « diversité de l’avifaune européenne, qui compte plus de 500 espèces d’oiseaux sauvages, est toujours soumise à une pression particulièrement forte ». Aujourd’hui « 43 % des espèces d’oiseaux d’Europe sont menacées ou subissent un sérieux déclin » souligne Stavros Dimas, qui juge « nécessaire de faire davantage (…) afin de rétablir des espèces importantes telles l’outarde canepetière et le râle des genêts », sans pour autant préciser quelles nouvelles mesures il entend prendre pour en faire plus.
Source : le journal du développement durable
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